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Et si, cette année, votre gratin de Noël faisait plus parler de lui que la dinde ? En remplaçant les pommes de terre ou les courges par du panais, vous obtenez un plat crémeux, parfumé, très élégant… et pourtant ultra simple à préparer. Doux, légèrement sucré, avec un petit côté noisette, ce légume ancien se marie à merveille avec trois fromages fondants et gourmands.
Le panais a longtemps été oublié, remplacé par la pomme de terre sur nos tables. Pourtant, il a un charme fou. Sa chair est tendre, douce, avec un goût subtil qui rappelle à la fois la carotte, la noisette et un peu le céleri.
En gratin, il apporte quelque chose de différent. Moins lourd qu’un gratin de pommes de terre, plus raffiné qu’une purée de courge. Il accompagne très bien une dinde, un chapon, une volaille rôtie ou même un simple rôti de veau. Et il donne tout de suite un air de fête à votre assiette.
Pour un plat généreux, qui peut servir 6 personnes en accompagnement, prévoyez :
En option, pour une touche encore plus festive :
Commencez par préchauffer votre four à 180 °C. Pendant qu’il chauffe, occupez-vous des panais. Épluchez-les à l’économe comme des carottes, puis coupez les extrémités.
Taillez-les en rondelles très fines, d’environ 2 à 3 mm d’épaisseur. Une mandoline est idéale pour cela, car elle donne des tranches régulières. Si vous n’en avez pas, un bon couteau fait l’affaire. Il suffit de prendre votre temps et de viser des tranches fines et de même taille. Plus elles sont régulières, plus la cuisson sera homogène.
Dans une casserole, versez la crème et le lait. Ajoutez une gousse d’ail simplement coupée en deux. Salez, poivrez, et ajoutez une pincée de noix de muscade.
Faites chauffer à feu doux. Le mélange doit être bien chaud mais ne pas bouillir. L’idée est de laisser l’ail et la muscade parfumer doucement le lait et la crème. Laissez ensuite reposer hors du feu pendant une dizaine de minutes. Si vous aimez les touches sucrées-salées, c’est le moment d’ajouter la cuillère de miel, elle va souligner la douceur du panais.
Prenez un grand plat à gratin. Épluchez la seconde gousse d’ail, coupez-la en deux et frottez généreusement tout l’intérieur du plat avec les demi-gousses. Ce geste simple donne un parfum discret mais très agréable.
Beurrez ensuite le plat avec les 20 g de beurre, en insistant sur les bords. Cela évite que le gratin accroche et apporte aussi un petit goût en plus.
Dans un bol, mélangez le comté et l’emmental. Gardez le parmesan de côté, il servira à gratiner à la fin.
Placez une première couche de rondelles de panais au fond du plat, en les faisant se chevaucher légèrement, comme des tuiles. Salez et poivrez légèrement. Parsemez une poignée du mélange comté–emmental.
Recommencez : couche de panais, sel, poivre, fromage. Continuez ainsi jusqu’à épuisement des panais, en terminant par une couche de panais nature sur le dessus.
Retirez ensuite les morceaux d’ail de la casserole de crème et versez délicatement ce mélange sur le gratin. Le liquide doit quasiment arriver à la hauteur de la dernière couche. Appuyez légèrement avec le dos d’une cuillère pour bien imbiber toutes les tranches.
Enfournez le plat à mi-hauteur pendant environ 40 à 45 minutes à 180 °C. Le gratin est bien cuit lorsque la pointe d’un couteau s’enfonce facilement dans les panais et que le dessus commence à dorer. Le bord du plat doit légèrement bouillonner.
Si la surface colore trop vite, couvrez avec une feuille de papier aluminium. Quand les panais sont bien tendres, sortez le plat et allumez le gril du four.
Parsemez alors le dessus avec le parmesan râpé. Si vous le souhaitez, ajoutez les noix ou noisettes concassées à ce moment. Remettez le plat assez haut dans le four, sous le gril, pendant 3 à 5 minutes. Surveillez bien cette étape, le fromage dore très vite. Vous devez obtenir une croûte dorée, croustillante à l’extérieur et fondante dessous.
Ce gratin de panais aux 3 fromages est un accompagnement riche et généreux. Il se marie merveilleusement avec une dinde farcie, une pintade, un chapon, mais aussi avec un rôti de porc ou une viande blanche en sauce.
Pour équilibrer sa gourmandise, privilégiez des viandes simplement rôties et une petite salade verte croquante en côté. Une fois servi à table, ce gratin fait souvent la surprise. Beaucoup de convives pensent d’abord à des pommes de terre, puis sont étonnés par ce goût plus fin, légèrement sucré.
Avec un plat aussi crémeux et fromager, un vin blanc est souvent le meilleur allié. Un blanc de Bourgogne, comme un Saint-Véran ou un Mâcon-Villages, marche très bien. Il apporte de la fraîcheur, des notes de fruits blancs et de fleurs qui coupent le gras du fromage.
Si vous servez ce gratin avec une volaille rôtie, un vin du Jura à base de chardonnay, avec ses arômes de noix, crée un très bel accord avec le panais et éventuellement les noisettes du dessus.
Pour un gratin réussi, choisissez des panais de taille moyenne, fermes au toucher, sans taches brunes ni parties molles. Les très gros panais peuvent avoir un cœur plus fibreux et moins agréable.
Le panais est aussi un légume intéressant côté santé. Il est riche en fibres, en vitamine C, en vitamine B9 et en potassium. En plein hiver, cela apporte un petit coup de pouce bienvenu, tout en se faisant plaisir.
Ce gratin peut bien sûr se préparer toute la saison froide, pas seulement pour les fêtes. Vous pouvez le servir en plat complet le soir avec une salade, en ajoutant par exemple quelques lardons grillés ou des dés de jambon dans les couches.
Vous pouvez aussi jouer avec les fromages. Remplacer l’emmental par du beaufort, le comté par du cantal, ou ajouter un peu de bleu pour une version plus corsée. La base reste la même, mais chaque variante donne une nouvelle personnalité au plat.
En choisissant ce gratin de panais aux 3 fromages, vous dites vraiment adieu à la routine pommes de terre–courges. Vous offrez à vos invités un accompagnement original, chaleureux, qui sent bon la fête et qui reste pourtant très simple à réaliser. Au fond, c’est exactement ce que l’on cherche à Noël, non ?