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Quand le gel arrive et que le jardin devient silencieux, l’apparition d’un rouge-gorge sur la rambarde a quelque chose de magique. Pourtant, même avec des mangeoires bien remplies, il se fait parfois rare. Souvent, le problème ne vient pas de la quantité… mais du type de nourriture que vous lui proposez.
En temps normal, le rouge-gorge familier passe sa journée à fouiller le sol. Il trouve des vers de terre, de petits insectes, des larves cachées dans les feuilles mortes. C’est un oiseau surtout insectivore, pas un gros mangeur de graines comme les mésanges.
En hiver, tout change. Le sol gèle, les insectes se cachent. Le rouge-gorge doit donc se rabattre sur d’autres sources d’énergie, plus riches et plus faciles à trouver. Il s’intéresse alors aux vers de farine, aux petits morceaux de fruits, aux baies, et à certaines graisses végétales. Mais encore faut-il lui présenter ces aliments au bon endroit et de la bonne façon.
Beaucoup de passionnés accrochent de grands silos de graines en hauteur. C’est parfait pour les mésanges ou les verdiers. Mais pour le rouge-gorge, pas vraiment. Il n’aime pas se suspendre ni se coller aux perchoirs étroits. Il préfère le sol dégagé ou les plateaux bas, où il peut bondir et picorer.
Si vous lui proposez la meilleure nourriture du monde… dans une mangeoire perchée à 2 mètres, il passera tout simplement son chemin. L’emplacement est donc aussi important que le menu.
Dans votre cuisine, vous avez sans doute déjà tout ce qu’il faut pour aider un rouge-gorge à passer l’hiver. Voici six catégories d’aliments que beaucoup d’amateurs d’oiseaux négligent, alors qu’elles peuvent vraiment faire la différence.
Les rouges-gorges ont besoin d’énergie mais aussi de protéines pour tenir le froid. Vous pouvez acheter un mélange spécial rouges-gorges en animalerie ou en magasin de jardinage. Il contient souvent :
Disposez chaque jour environ 2 à 3 cuillères à soupe de ce mélange sur un plateau bas. Mieux vaut en mettre peu mais souvent, plutôt qu’un gros tas qui finira mouillé ou souillé.
Oui, le rouge-gorge peut manger un peu de viande, à condition qu’elle soit simple et en petite quantité. L’idée n’est pas de le transformer en carnivore, mais de lui offrir un coup de pouce quand les insectes manquent.
Vous pouvez donner, de temps en temps :
Coupez la viande en miettes de moins de 0,5 cm. Étalez-les sur le plateau, jamais en tas. Retirez ce qu’il reste au bout de 2 à 3 heures pour éviter les bactéries.
En faible quantité, le fromage doux peut donner au rouge-gorge un apport intéressant en graisses et en protéines. Attention toutefois au type de fromage.
Privilégiez par exemple :
Évitez les fromages bleus, très salés, ultra crémeux ou aromatisés. Là encore, on reste sur de petites quantités, un jour sur deux maximum.
Un reste de gâteau maison non glacé ou de biscuits secs nature peut dépanner un rouge-gorge par grand froid. Mais avec prudence. Trop de sucre ou de gras de pâtisserie industrielle ne lui convient pas.
Vous pouvez proposer :
Ne donnez pas de gâteaux au chocolat, à la crème, très sucrés ou couverts de glaçage. Gardez cela pour les humains.
Les fruits secs sont de vraies petites bombes d’énergie. Les rouges-gorges apprécient notamment les raisins secs bien réhydratés.
Avant de les offrir, faites ainsi :
Vous pouvez aussi tester quelques morceaux de dattes ou de figues sèches, toujours en très petits bouts, et surtout sans sucre ajouté. Pas de fruits confits ni de mélanges de pâtisserie.
Les cacahuètes sont très riches en graisses utiles. Elles aident les oiseaux à garder leur chaleur. Pour le rouge-gorge, il faut les proposer sous une forme sûre.
Choisissez :
Déposez chaque jour l’équivalent de 1 cuillère à soupe de cacahuètes hachées, pas plus. Ne donnez jamais de cacahuètes entières aux oisillons au printemps, le risque d’étouffement est réel.
Pour rendre votre jardin encore plus accueillant, vous pouvez compléter ces six aliments par quelques classiques très appréciés :
Posez la pomme sur la pelouse, sur une table basse ou un plateau. Surveillez-la. Dès qu’elle commence à brunir ou à pourrir, retirez-la. Mieux vaut une petite portion bien fraîche qu’un fruit laissé trop longtemps.
Le rouge-gorge est courageux, mais prudent. Il n’ira pas manger n’importe où. L’endroit compte presque autant que le contenu de la gamelle.
Pour le mettre en confiance, installez :
Évitez de mettre la nourriture tout au fond d’un massif si des chats rôdent. L’oiseau doit voir venir les prédateurs. Un espace dégagé devant, et des branches derrière pour se réfugier, c’est l’idéal.
Certains aliments que nous trouvons anodins peuvent être très mauvais pour les rouges-gorges. Parfois même dangereux. Pour garder votre jardin vraiment sûr, il est préférable de bannir :
Une bonne règle : si vous hésitez à le donner à un enfant en bas âge, ne le donnez pas non plus à un oiseau. Restez sur des aliments simples, naturels, sans assaisonnement.
Nourrir les rouges-gorges, ce n’est pas seulement poser de la nourriture dehors. C’est aussi garder un espace propre et sain. Les restes qui traînent attirent les rats, les maladies et les bactéries.
Prenez quelques réflexes simples :
Si vous le pouvez, proposez un petit bain d’oiseaux peu profond. En hiver, l’idéal est un modèle chauffant pour éviter que l’eau ne gèle. Sinon, cassez la glace et remettez de l’eau tiède dès que possible.
En ajustant juste un peu votre façon de nourrir les oiseaux, vous pouvez offrir un vrai refuge aux rouges-gorges. Quelques morceaux de pomme, une poignée de cacahuètes hachées, un peu de fromage doux, quelques raisins secs réhydratés, un mélange riche en protéines et des restes de viande non salés suffisent déjà à changer leur hiver.
Jour après jour, l’oiseau va mémoriser cet endroit sûr. Il reviendra, parfois plusieurs fois par jour. Et là, entre deux chutes de neige, vous verrez ce petit point roux se poser, redresser la tête, lancer son chant. Un simple plateau de cuisine recyclé, et votre jardin devient un refuge, presque un petit restaurant d’hiver pour rouges-gorges.